L'ACTIVITÉ
TRADITIONNELLE


La filière traditionnelle comprenant le barattage manuel demeure nécessaire pour écouler une production en perpétuelle gradation. Pour satisfaire une demande qui se manifeste aujourd'hui bien au-delà des petits marchés locaux, elle va devoir s'adapter aux nouveaux outils, tout en conservant ses fondements. Une transition progressive permettra ainsi aux femmes de s'accoutumer de manière douce aux bouleversements de ce temps qui s'accélère aux confins du Sahel comme ailleurs en ce monde.

LE PRESSAGE



La nouvelle presse mécanique en service depuis cet été, grâce au partenariat avec Furterer, épargne aux femmes les étapes les plus contraignantes de la transformation : la mouture et le barattage. Elle permet également de faire l'économie d'une consommation d'eau importante, rajoutée à la pâte tout au long de la phase du barattage, comme celle aussi conséquente de bois de chauffe, utilisée pour cuire et recuire ce même brouet. Dorénavant, la nécessaire montée en température est effectuée en amont pendant la seule phase de torréfaction et parfaitement contrôlée, ce qui préserve la qualité du beurre.

LE FILTRAGE ET LE CONDITIONNEMMENT

De même, le filtrage mécanique dispense d'une ultime manipulation fastidieuse et surtout d'une nouvelle cuisson de nature à altérer à nouveau les multiples propriétés bénéfiques du beurre de karité. Le précieux liquide doré est alors canalisé vers la salle de conditionnement directement dans son emballage, où il refroidira paisiblement pour adopter sa texture onctueuse finale.

UN DERNIER REGARD



Comme chaque matin, d'un pas ordinairement guilleret, le cassecroûte de midi perché sur la tête, les équipières de la petite entreprise de Toussiana se rejoignent sur la belle allée ombragée qui mène à la SOTOKACC. Puisse cette jolie aventure éthique cheminer encore longtemps vers un avenir… durable !