LE STOCKAGE



Je suis revenu cet automne à Toussiana pour suivre cette fois dans ce deuxième voyage la transformation des amandes de karité à la SOTOKACC, la petite entreprise de Nathalie (Société Toussiana Karité Comestibles & Cosmétiques). L'équipe est constituée par une vingtaine de femmes formées depuis 2006, renforcée aujourd'hui par l'arrivée de trois garçons chargés de la maintenance des «machines». L'unité de production toussiane ne saurait non plus compter sans les émissaires qui parcourent les sentiers de brousse à mobylette pour identifier les parcelles bio et qui précèdent la négociation de l'achat des récoltes. Les sacs d'amandes livrés par camion, au préalable consciencieusement étiquetés pour en conserver la traçabilité, sont stockés dans le corps principal du bâtiment.



LE TRI ET LE PESAGE

Les sacs d'amandes sont inspectés un par un. Une par une pourrait-on dire, les amandes sont passées au crible entre les mains des plus méticuleuses des ouvrières de Nathalie. Les livraisons défectueuses seront signalées aux producteurs, mais ce patient contrôle évitera surtout que quelques amandes gâtées ne viennent contaminer l'ensemble de la besogne. C'est uniquement alors que les sacs sont pesés et livrés à la succession des étapes de la transformation proprement dite.

LE CONCASSAGE ET LA TORRÉFACTION



Les sacs validés sont tout d'abord déposés au pied de la concasseuse, qui absorbe et broie les amandes à grand tintamarre. Une partie du volume pilé est alors épandue sur une large aire de séchage naturel et viendra alimenter la filière de transformation manuelle qui perdurera encore quelque temps à la SOTOKACC. La seconde partie est confiée à l'atelier de torréfaction pour pratiquer une dessiccation plus rapide et radicale. Les brouettées granuleuses portées en température seront alors immédiatement engouffrées par la nouvelle presse mécanique livrée cet été.